5 requêtes à supprimer pour améliorer votre temps de chargement

5 requêtes à supprimer

Les millisecondes sont précieuses sur un site internet

Lorsqu’il s’agit de performance sur une installation WordPress, cela peut paraître un peu délicat de temps à autre, il est difficile de comparer la performance d’un WordPress par rapport à un site statique. WordPress est basé sur du php et la plupart des contenus sont générés dynamiquement, cela signifie qu’il faut trouver d’autres façons pour optimiser son temps de chargement.

Dans ce nouvel article, nous allons effectuer des optimisations sur une nouvelle installation WordPress afin de réduire les demandes http et ainsi pour vous aider à améliorer votre temps de chargement.

La performance sur WordPress

Aujourd’hui, nous allons dans un premier temps mettre en place une nouvelle installation pour ensuite faire quelques améliorations sur celle-ci.  Notre site WordPress frais utilise le thème par défaut Twenty Sixteen.

Prenons d’abord le temps de voir les demandes HTTP générées. Par défaut, nous avons un site avec 14 requêtes qui pèse près de 96,5 KB et un temps de chargement qui est plutôt raisonnable puisqu’il faut en général descendre sous la barre des 3 secondes.

Si vous décidez d’ajouter des images, le poids de votre page augmentera en conséquence. Il est préférable d’optimiser autant que possible votre site puis ensuite ajouter du contenu pour être sûr de pouvoir adapter par la suite le contenu que vous souhaitez afficher sur celui-ci et conserver un temps de chargement raisonnable.

Sachez que peu importe le thème que vous utilisez, les méthodes qui sont appliquées par la suite peuvent être mise en place sur toutes les installations WordPress, cela ne dépend pas du thème.

Requêtes de site WordPress

Temps de chargement avant les premières optimisations

Sur l’outil de Pingdom

Temps de chargement sur Pingdom

Sur l’outil de GT Metric

Temps de chargement sur GT Metric

Première étape : Désactiver les emojis

La première optimisation concerne les emojis qui sont dans WordPress depuis la version 4.2. À que vous teniez vraiment à conserver la conversation automatique des caractères en émoticône sur votre WordPress, vous pouvez supprimer la requête wp-Emoji-Release.min.js.

Pour cela, vous pouvez utiliser un plugin très léger par Ryan Hellyer dont la taille est seulement de 9 KB.

Disable Emojis

Il faut savoir avec les plugins, que ce n’est pas toujours mauvais d’en avoir beaucoup qui tournent un site, par contre c’est important de connaître l’impact d’un plugin sur le temps de chargement d’une page. Il faut miser sur la qualité plutôt que la quantité, un plugin léger ne pourra pas ralentir votre site.

Avec le plugin en cours d’exécution,  le nombre de requête passe désormais à 13 demandes http avec une taille totale de 91,5 KB.

Désactiver les emojis

Deuxième étape : Désactiver les intégrations

Ensuite, nous allons s’occuper du script wp-embed.min.js, il est inclus dans WordPress depuis la version 4.4. C’est un script qui permet d’intégrer automatiquement des contenus dans l’éditeur visuel tel que des vidéos, tweets et bien d’autres.

Le problème avec ce script c’est qu’il se charge sur chaque page, qu’il soit utilisé ou non. Même en désactivant ce script, vous pourrez toujours utiliser les fonctionnalités de l’embed en prenant celui que Youtube fournit par exemple lorsque vous souhaitez publier une vidéo dans l’un de vos articles.

Pour cela, vous pouvez utiliser un autre plugin très léger par Pascal Birchler dont la taille est seulement de 3 KB.

Disable Embeds

Après avoir installé ce plugin, le nombre de requêtes passe désormais à 12 et la page conserve une taille totale de 89,9 kb. Vous pouvez également voir que notre DOMContentLoaded et le temps de chargement total continue à diminuer au fur et à mesure que nous faisons des optimisations sur l’installation WordPress.

Pour obtenir ces résultats, j’utilise l’outil Chrome Devtools et la mise en cache est désactivée.

Désactiver les intégrations

Troisième étape : Désactiver Gravatar

À moins que vous souhaitiez vraiment la solution Gravatar sur votre installation, vous pouvez le désactiver. Cela peut se faire facilement en cliquant sur l’onglet « Discussion » dans les réglages de votre WordPress.

Désactiver Gravatar

En supprimant l’appel à Gravatar.com, nous sommes maintenant à 11 requêtes HTTP avec une page qui pèse désormais taille totale de 87,6 KB.

Désactiver Gravatar

Quatrième étape : Supprimer les chaînes de requête

Ensuite, vous remarquerez que chaque script se termine par un numéro de version? du type ver=1.12.4 ou vers ver=3.4.1. Celles-ci sont appelées chaînes de requête et aident à déterminer la version du script. Ce sont des chaînes de requête qui peuvent parfois empêcher la mise en cache.

Voici un autre plugin à installer qui fait très bien son travail par Atul Kumar Pandey et qui ne pèse que 1,5KB.

Query Strings remover

En supprimant les chaines de requêtes, nous sommes toujours à 11 requêtes HTTP avec une page qui pèse désormais taille totale de 87,6 KB.

Chaines de requêtes

Cinquième étape : Implémenter la mise en cache

Les différents tests de vitesse effectués sur le document HTML initial restent assez élevés. Même avec la mise en cache d’activée sur Chrome devtools, le site stagne encore autour de 420 ms. Pour accélérer ce temps de chargement, il faut mettre un système de mise en cache des fichiers.

Cache Enabler est un plugin de mise en cache pour WordPress qui permet d’accélérer le chargement des fichiers HTML statiques sur le disque. La taille totale du plugin est seulement 15,4 KB.

Cache Enabler

Maintenant, regardons la vitesse de chargement du document HTML initial une nouvelle fois pour comparer avec le début. En activant la mise en cache, le temps de chargement passe sous la barre des 200 ms. Donc, il permet de gagner près de 400 ms et le poids total de la page n’est plus que 2,8 KB.

Voici toute la puissance que permet la mise en cache sur WordPress, aucune autre optimisation n’est comparable à celle-ci.

Mise en cache

Résultats des dernières optimisations

Résultat des optimisations de Pingdom

Retours sur les optimisations

Comme vous avez pu le voir, lorsque l’on décompose un site par des requêtes http individuelles, il est plus facile de comprendre ce qui provoque des retards sur le temps de chargement. C’est important de bien comprendre la structure d’un site pour pouvoir réaliser des optimisations sur celui-ci.

Si vous souhaitez vous rendre sur le site que j’ai mis en place spécialement pour cet article, c’est sur ce sous-domaine que la vitesse existe.

Dans un prochain article, je présenterais l’intérêt d’utiliser un CDN pour délivrer vos contenus plus rapidement. En attendant, n’hésitez pas à le partager si le contenu vous a plu.

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